Prolongement de la Route 167

Le projet diamantifère Renard profite du prolongement de la Route 167, une route praticable en toute saison assurant la liaison au réseau routier provincial via les localités de Mistissini et Chibougamau (voir carte. Renard deviendra la première mine de diamants du Canada disposant d’une route praticable en toute saison. La route a été développée entre 2011 et 2014 dans le cadre du Plan Nord de la province de Québec.

Commencée en février 2012, la construction du prolongement de 240 km de la Route 167 a été exécutée en quatre segments, de « A » à « D ». En vertu des accords financiers conclus entre Stronoway et le gouvernement du Québec datés du Août 1, 2011 et du Novembre 15, 2012, le ministère des Transports du Québec s'était engagé à construire les 143 km couvrant les segments A et B, une route de gravier à deux voies limitée à 70 km/h, et Stornoway avait assumé la responsabilité de la construction d'un chemin minier à voie unique limité à 50 km/h pour les 97 km restants visés par les segments C et D, appelé chemin minier du Renard. Québec s’est engagé à fournir à Stornoway une facilité de crédit non garantie allant jusqu’à 77 M$ CA pour achever les travaux, à un taux d’intérêt annuel de 3,35 %, amorti sur 15 ans, avec un échéancier de remboursement fondé sur le début prévu de la production commerciale à Renard.

Le Septembre 3, 2013, Stornoway a annoncé à la fois la jonction entre les quatre tronçons de « A » à « D » du chemin minier de Renard, effectué deux mois avant la date prévue, et l’ouverture du prolongement de la Route 167/chemin minier de Renard permettant de circuler en toute saison pour la première fois sur l’ensemble de la route, à savoir de Temiscanie au site du projet Renard. Le dernier revêtement en gravier a été effectué en septembre 2014.

Tout au long de la construction de la route, Stornoway a octroyé les contrats de construction de ce chemin en priorité aux entreprises de la région de la Baie-James du Québec, notamment celles associées aux Cris d’Eeyou Istchee. Les entrepreneurs ont fait preuve d’une grande productivité et nul doute que ce fut le plus grand facteur ayant permis à Stornoway d’avancer la route si efficacement. Parmi les entrepreneurs de Stornoway se trouvent:

  • Eskan Company, une corporation de développement de la Nation crie de Mistissini, ainsi que Swallow-Fournier inc. pour les travaux de construction de la route;
  • Nordic Structures Bois, une filiale à part entière de Chantiers Chibougamau ltée, pour la fabrication des ponts;
  • Jos Ste-Croix & Fils ltée de Chibougamau pour la gestion des travaux;
  • La corporation forestière Eenatuk pour le déboisement;
  • La corporation Kiskinchiish pour les services de gîte et de couvert aux campements;
  • Petronor, une entreprise exclusivement crie, pour l’approvisionnement en carburant.

Le coût du chemin minier de Renard avait été estimé à 77 millions de dollars, y compris une réserve pour imprévus de 15 %. Stornoway a mené à bien la portion de la route qui lui incombait en utilisant 70 millions de dollars environ, soit environ 10 % sous le budget initial. Le Octobre 10, 2013, Stornoway a annoncé un accord avec le Québec permettant d’utiliser le reliquat du financement pour la construction de l’aérodrome de la mine Renard, tout en restant dans la ligne de crédit initiale de 77 millions de dollars. Ceci a permis de terminer les travaux de génie civil sur le chantier de l’aérodrome en novembre 2013, bien avant le début de la construction de la mine principale sur le projet Renard.

L’accès tout au long de l'année au projet minier réduira les coûts, les risques d'exploitation et permettra la récupération d'un minerai à plus faible teneur en cas de prolongation de la durée de vie de la mine. Cela fera également de Renard la seule mine de diamants canadienne accessible par véhicule routier tout au long de l’année. De plus, cet accès permanent a permis à l’entreprise d’utiliser du gaz naturel liquéfié (GNL) comme source d’énergie plutôt que des groupes électrogènes au diesel, ce qui a par conséquent réduit à la fois les coûts d’exploitation et les émissions néfastes pour l’environnement.